3 stratégies d’apprentissage éprouvées à partager avec votre enfant

Apprendre à votre enfant à apprendre n’est pas une tâche facile. Il faut de la patience, beaucoup d’amour et des essais et des erreurs.

Et puisque vous êtes sur ce poste, vous vous posez probablement la question : « Y a-t-il des stratégies d’apprentissage que je peux enseigner à mon enfant ? ».

OUI ! En fait, quelques unes de ces stratégies. Cependant, nous avons rassemblé trois des stratégies d’apprentissage les plus efficaces que vous pouvez partager avec votre enfant. Si vous n’avez entendu parler d’aucune d’entre elles, vous êtes vous-même en train de suivre une séance d’apprentissage.

La première de nos trois stratégies d’apprentissage ? Répétition espacée

Avant de définir ce qu’est la répétition espacée, parlons de la oublier la courbe d’abord parce que les deux sont liés l’un à l’autre.

Vous voyez, la courbe de l’oubli représente la rétention de la mémoire en fonction du temps, une idée postulée pour la première fois par Hermann Ebbinghaus.

Au fil du temps, après avoir appris un nouveau matériel, nous oublions une grande partie de l’information si nous ne révisons pas ce que nous avons appris.

Le cerveau fonctionne de telle manière que, lorsqu’il stocke de nouvelles informations dans notre mémoire à long terme, nous devons revoir la matière plusieurs fois pour la faire tenir. Cela augmente les chances de trouver plus facilement et plus rapidement les informations nécessaires, tout comme lors d’un examen.

La répétition espacée, en revanche, atténue les effets de la courbe d’oubli.

Le processus implique des examens chronométrés (avec un espacement suffisant) de ce que vous essayez d’apprendre.

Par exemple : répéter une équation mathématique vingt fois au cours d’une journée (avant l’examen) est moins efficace que la répéter dix fois au cours d’une semaine.

La raison en est que le cerveau a besoin de temps pour former la structure synaptique et les connexions entourant les nouvelles informations avant qu’elles ne soient profondément intégré dans notre mémoire à long terme.

En enseignant cette technique à votre enfant, vous lui permettrez d’avoir toujours une longueur d’avance.

En fin de compte, il n’a pas besoin de bachoter quelques jours avant ses examens. Cela ne fonctionne pas, et ce n’est pas une bonne habitude d’étude.

Voici comment on procède.

    1. Dans les 20 à 24 heures suivant l’apprentissage de nouvelles informations, laissez votre enfant revoir ses notes. Ce faisant, demandez-lui de détourner son regard de ses notes après un rapide coup d’œil pour essayer de se rappeler les points importants.
    2. Dans le jour qui suit la première étape, demandez à votre enfant de se souvenir des informations sans se fier autant à ses notes. Vous pouvez également utiliser des fiches pour tester dans quelle mesure il peut se souvenir des mêmes informations.
    3. Après l’étape 2, demandez à votre enfant de rappeler rapidement le matériel toutes les 24-36 heures pendant les jours suivants. Il n’est pas nécessaire que ce soit long et, là encore, les cartes flash fonctionnent bien pour cette pratique. Faites en sorte que cela ressemble à un examen, et vous pouvez simplement mettre les réponses au dos de chaque carte flash.
    4. Répétez l’étape 3 plusieurs jours avant l’examen. Idéalement, votre enfant devrait étudier une semaine avant le « grand jour ». Cela donnera à son cerveau suffisamment de temps pour retraiter l’information.

Technique de Feynman

La technique Feynman est une méthode d’apprentissage en quatre étapes développée par le physicien américain et prix Nobel de physique Richard P. Feynman.

Cette technique est conçue pour aider les gens à apprendre à peu près n’importe quoi, y compris des sujets qui sont généralement difficiles à retenir ou à comprendre.

Le concept est assez simple.

Cette technique est un modèle mental permettant de transmettre des informations en utilisant des pensées concises et un langage simple. Pour votre enfant, c’est extrêmement important, surtout pour l’apprentissage de sujets complexes (pour son âge).

Vous pouvez utiliser la technique de Feynman pour :

  • Aidez votre enfant à comprendre les idées et les concepts complexes
  • Se souvenir des idées qu’il comprend mais qu’il oublie pendant les examens
  • Étudier efficacement avant un examen. Grâce à cette technique, votre petit bout de chou pourra, en 20 minutes, assimiler un concept ou une leçon importante qui lui restera pendant des années.

Voici les étapes à suivre.

Choisissez ou notez la leçon ou l’idée que votre enfant doit apprendre

À l’aide d’une feuille de papier et d’un stylo, demandez à votre enfant d’écrire ce qu’il veut ou doit apprendre. Par exemple, « Qu’est-ce qui fait bouger un chien ?

Laissez votre enfant enseigner ou expliquer le concept en utilisant ses propres mots

En utilisant le même exemple, dites à votre enfant de faire semblant qu’il est le professeur et que vous êtes son élève.

Laissez-le vous expliquer le concept en utilisant ses propres mots et sa propre compréhension. Il est important qu’il vous l’explique de la manière la plus simple possible et que ce soit le sien.

Si l’explication vous semble douteuse, retournez à la source

Ce n’est pas de la triche. Votre enfant doit simplement revoir ses notes ou son livre si certaines parties semblent lui poser problème.

Réécrire la leçon complexe Termes plus simples et utiliser des analogies

Il est assez facile pour un enfant de maîtriser cette technique par rapport à un adulte. C’est parce que le cerveau des enfants a une compréhension plus directe des choses que celui des adultes.

Cartographie de l’esprit

La cartographie mentale est un outil de réflexion visuelle qui peut être appliqué à toutes les fonctions cognitives, en particulier la mémoire, l’apprentissage, la créativité et l’analyse.

C’est une façon créative et logique de « cartographier » vos idées, d’où son nom.

Une fois que votre enfant maîtrise cette technique, il pourra s’engager dans une réflexion globale et lui permettre de voir l’image (ou les images) dans son ensemble.

La cartographie mentale peut également les aider à clarifier leurs pensées, à simplifier des idées complexes et à mémoriser facilement des informations ; tout en encourageant la créativité pour que les enfants ne s’ennuient jamais !

Alors comment apprendre à votre enfant cette stratégie d’apprentissage ? La première étape consiste à prendre quelques stylos ou crayons de couleur avec une feuille de papier vierge. N’oubliez pas de tourner le papier sur le côté pour faciliter la cartographie.

Ecrire l’idée centrale

L’idée centrale est le point de départ de la carte mentale, et vous devez la placer au centre de la page.

Veillez à inclure une image qui représente le sujet de la carte mentale, car le cerveau réagit mieux aux stimuli visuels.

Ajouter des succursales à la carte

L’étape suivante consiste à ajouter des sous-thèmes en étendant les branches de l’idée centrale. Notez que vous pouvez avoir autant de sous-thèmes que vous le souhaitez tant que vous avez de la place. Chaque sous-thème peut ensuite être « ramifié » pour obtenir des détails supplémentaires.

Ajouter des mots-clés

Idéalement, chaque branche devrait avoir un mot-clé. Ainsi, votre enfant pourra facilement se souvenir d’un plus grand nombre d’associations à cette branche que s’il utilisait plusieurs phrases ou mots-clés. Un mot par branche permet également de décomposer facilement l’information en thèmes principaux et en sous-thèmes.

Mettez de la couleur dans votre esprit

Le codage couleur des branches ne contribue pas seulement à rendre la carte mentale plus attrayante et plus amusante. Il aidera également votre enfant à catégoriser, mettre en évidence, analyser et identifier plus d’informations rapidement.

De plus, les images monochromes sont ennuyeuses à regarder !

N’oubliez pas d’ajouter des images

Nous en avons déjà parlé : le cerveau réagit mieux aux stimuli visuels. Il faut donc ajouter des images à la carte mentale pour obtenir les meilleurs résultats.

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